Roger Valhubert

Jean-Marie Roger est né à Avranches le 22 octobre 1764, de Jean-François Roger, officier de la Milice Garde-Côtes, et de Catherine-Jeanne de Clinchamp de Précey. Il a passé ses vacances dans une propriété de famille, le domaine de Val-Hubert, à l'origine de son nom de guerre. Il s'engage alors dans le régiment de Rohan Soubise,puis à vingt ans dans le régiment de Rohan Soubise. Il entre au Comité de cette association des Chasseurs volontaires  en novembre 1789. En 1791, l'Assemblée nationale appelle à la formation des « bataillons volontaires » : il s'inscrit premier volontaire du département et le premier bataillon le désigne pour être son commandant. Valhubert et son bataillon sont dirigés sur le camp retranché de Lille, menacé par les Autrichiens, pour servir sous les ordres du général de Custine, puis le bataillon est fait prisonnier  et conduit en Hongrie, où il sera  détenu deux ans. Au début de l’an III (1795), le bataillon rentre en France. Le 26 fructidor an V, Valhubert est nommé par le Directoire chef de brigade (colonel), commandement du 28e de ligne. Le 14 juin 1800, lors de la bataille de Marengo, avec ses trois bataillons, Valhubert occupe l'extrême droite de l'armée. Le 11 fructidor an XI, Valhubert est nommé général commandant la brigade composée des 64e et 88e de ligne. Le 2 décembre 1805, pour la bataille d'Austerlitz, Valhubert reçoit l'ordre de défendre à tout prix une position à gauche de la route qui va de Brünn à Olmutz. L'artillerie russe tire sans relâche sur cette position; la mèche enflamme l'obus qui éclate et un énorme morceau vient frapper Valhubert au côté gauche, lui fracassant presque tous les os de la hanche au pied. Il ne peut être sauvé et meurt à 41 ans, en 1805.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Marie-Mellon Roger  dit Valhubert

 

Statue commandée par Napoléon 1er qui voulait la placer à Paris. Louis XVIII refusa et fit don de la statue à la ville d’Avranches, où elle fut inaugurée le 16 juillet 1832.

 

Percée d’Avranches

Le 6 juin 1944, Avranches connaît depuis quatre années l'occupation allemande lorsque les bombes se mettent à pleuvoir. Le débarquement des alliés en Normandie vient de commencer. Plusieurs quartiers sont rasés. La population se réfugie dans les campagnes.

Le 31 juillet, Avranches est libérée. L'armée du Général Patton vient de réaliser la "percée d'Avranches" (opération Cobra). Les combats sont en fait peu importants, les chefs allemands ont commis une erreur tactique en délaissant leurs positions en ce point précis de Normandie. Au cours du mois d'août, leurs troupes tentent de reprendre pied sur la colline entre Mortain et Avranches, mais il est trop tard.