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Ecrits à la main
sur parchemin (2 sur papier), 203 manuscrits dont 200 pour le Moyen Age,
entre le VIIIème et le XVème siècle, forment le fonds de la bibliothèque de
l'ancien monastère du Mont-Saint-Michel, déposé à Avranches en 1791. Les manuscrits ont été copiés et enluminés par les
moines de l’abbaye. Au XIème siècle, ils construisent une
première abbaye romane avec une grande église au sommet du Mont. Selon les
principes de la vie bénédictine, « prie et travaille », les moines devaient
consacrer quatre heures de leur journée aux tâches intellectuelles. Ils se
livraient donc à la lecture, à l'étude, à la méditation, à l'écriture, à la
traduction ou encore à la copie. Quels que soient les caractères choisis
(onciale, caroline, gothique), la calligraphie était un travail de longue
haleine : les meilleurs scribes pouvaient au mieux écrire 3 à 4 pages par
jour. On connaît le nom de onze copistes montois : Gelduin,
Giraud, Gautier, Hilduin, Ermenald, Osbern... Certains d'entre eux avaient une très haute opinion
de leur tâche. Une fois l'écriture achevée, les enlumineurs intervenaient
afin de « mettre le texte en lumière ». Durant la période romane, les
décorateurs montois sont passés maîtres dans l'art de l'initiale ornée et des
rinceaux de feuillage habités de petites saynètes où dominent le bleu, le
rouge et le vert. La dorure à la feuille d'or fit progressivement son
apparition dans les pages des plus beaux ouvrages gothiques. Les manuscrits étaient assemblés en
membrana pergamena (« parchemin »). Ce support était en
général préparé à partir de peaux de mouton : une peau permettait en moyenne
de fabriquer 4 feuilles. Pour écrire, les copistes utilisaient la plupart du
temps une plume d'oie, parfois un calame (roseau taillé en biseau) et un
grattoir qui permettait au besoin de racler les inévitables fautes de copie. |
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Avranches
: la cité des manuscrits |
